World Poker Trip : « Je me suis broke à Pereira, en Colombie, le 21 juin 2014 »

« J’aurais aimé vous raconter une belle histoire. J’aurais aimé vous raconter l’histoire de ce jeune gars qui a tout lâché pour vivre son rêve, et aller de Rio à Vegas en se finançant exclusivement grâce au poker. Mais je ne peux pas… J’ai échoué au bout d’un an et quatre mois. Je me suis broke à Pereira, en Colombie, le 21 juin 2014. »

Le décors est planté !

Avant son sponsoring avec Everest Poker, la vie de joueur itinérant de Jonathan Salamon n’a pas toujours été facile…

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Après avoir grindé au Brésil, au Paraguay, en Argentine, et sur les routes de Bolivie, du Pérou et d’Equateur, c’est en Colombie que notre globe-trotter a connu son plus gros bad run aux tables poker.

Il nous raconte tout de la période la plus noire de son World Poker Trip, et comment il trouvé le courage de rebondir, dans un nouvel article intitulé « Une belle histoire ».

World Poker Trip : Une belle histoire

Extrait de son récit…

J’aurais du m’arrêter là. Il me restait juste assez de bankroll pour faire une pause de quelques jours et essayer de tenter quelques shots sur de petites tables histoire de voir si je pouvais me refaire. Mais j’étais frustré. J’avais bien joué pendant huit heures pour rien. Je suis allé faire un tour du côté des tables de cash game. Elles étaient beaucoup trop chères. Pourtant, en voyant les joueurs qui s’étaient assis, beaucoup plus faibles qu’au tournoi, j’ai craqué.

Ce n’était pas au programme. Je ne devais jouer que le tournoi et rentrer à Cali, pour préserver mes restes de bankroll en cas de défaite… Mais à ce moment, mon esprit était complètement embrumé. Je suis sorti dans la nuit à la recherche d’un distributeur. En faisant en plusieurs fois mon retrait de 200 blindes, j’ai réalisé que j’avais tout retiré… On y était. Cela faisait presque vingt mois que je vivais du poker, et j’avais dans la poche arrière de mon jeans tout ce qu’il me restait.

Je suis rentré au casino avec la ferme intention de jouer sérieux. Serré. Solide. J’ai mis mes premières cinquante blindes sur la table. Ca s’est plutôt bien passé au début, j’ai même réussi à doubler avec un 3 barrel en value contre une calling station. C’était une table magnifique, remplie de joueurs à la fois riches et techniquement très faibles. Ca relançait fort préflop, payé par presque tout le monde au petit bonheur la chance. Tous les flops étaient énormes, et voyaient souvent deux joueurs s’envoyer en l’air avec pas grand chose. Une table de rêve, mais à condition d’avoir une bankroll suffisante pour se permettre de recaver profond, ou de toucher du jeu. Impossible de bluffer ici. J’ai relancé plusieurs fois des belles mains qui ne percutaient jamais, et j’ai du abandonner.

J’en ai également mal joué d’autres. Quand on est si dépendant de l’argent qui est sur la table, on devient trop passif ou prudent. J’ai probablement couché des mains que j’aurais du payer ou relancer. J’avais peur de tout perdre, et c’est exactement l’image que j’ai du projeter à table. Il est probable qu’on m’ait bluffé beaucoup plus que les autres calling stations de la table. J’ai enchaîné les petites pertes, et me suis rendu compte que les petits ruisseaux faisaient les grandes rivières. Vers une heure du matin, j’avais sorti tout ce qu’il me restait dans ma poche : 100 blindes. Tout mon voyage sur la table…

Pour lire l’article en intégralité, rendez-vous sur le site www.worldpokertrip.net.

Bonne lecture à tous !

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