Global Poker Index : Benjamin Pollak dans le Top 20 mondial !

Chaque semaine le classement Global Poker Index publie la liste des 300 meilleurs joueurs mondiaux de tournois de poker Live.

Après avoir continué à démontrer son talent en 2014, en trustant la 2ème place des classements GPI 100 France et GPI France POY, Benjamin Pollak n’a cessé de briller sur le circuit Live depuis le début de l’année, pour rejoindre le Top 20 du GPI 300.

Suite à ses récents résultats aux Bahamas lors du PCA et à Deauville dans le Main Event de l’European Poker Tour, notre ambassadeur se hisse désormais à la 17ème place du classement Global Poker Index mondial !

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Crédit photo : Jules Pochy

Avec un total de 3.193 points, Benjamin rejoint ainsi l’élite du poker mondial au GPI 300 dominé par Ole Schemion, et prend par la même la 15ème du classement GPI POY 2015, et la première place du classement France, devant Erwan Pecheux et Bertrand « ElkY » Grospellier.

De son côté, Fabrice Soulier, culmine toujours à la 7ème place du classement national.

GPI 100 France : Top 10

  1. Benjamin Pollak – 3.193,40 pts
  2. Erwan Pecheux – 2.480,34 pts
  3. Bertrand Grospellier – 2.265,21 pts
  4. Miroslav Alilovic – 2.036, 61 pts
  5. Paul Tedeschi – 2.026,89 pts
  6. Sylvain Loosli – 1.970,02 pts
  7. Fabrice Soulier – 1.738,89 pts
  8. Emrah Cakmak – 1.557,15 pts
  9. Roger Hairabedian – 1.485,75 pts
  10. Eric Sfez – 1.430,52 pts

C’est actuellement le seul français parmi les 20 meilleurs joueurs mondiaux de tournois de Live !

L’occasion pour nous de revenir sur sa magnifique 4ème place à l’EPT Deauville à travers une nouvelle interview…

1) Bonjour Benjamin. Tu viens de signer une nouvelle performance à l’European Poker Tour de Deauville en finissant à la 4e place du Main Event. Est-ce que ce résultat en France a une saveur particulière pour toi ? Pourquoi ?

L’EPT Deauville devait être certainement un des tout premiers show TV Poker que j’ai vu. C’est vraiment spécial de se retrouver 8 ans après en table finale de ce tournoi qui reste un grand rendez-vous français. Mes amis, ma famille me suivaient en direct sur le streaming et je voulais absolument donner le meilleur de moi-même. D’autant plus que l’EPT ne remettra plus les pieds sur la côte Normande. Je suis très heureux d’y avoir signé un joli résultat.

2) Comment s’est déroulé ton Main Event? As-tu des regrets concernant la stratégie que tu as adoptée ?

Après ma 11ème place au PCA, j’arrivais à Deauville avec le moral gonflé à bloc. Les choses commençaient plutôt bien puisque je finis également dans l’argent du High Roller des France Poker Series de Deauville.

Le Main Event s’est très bien déroulé dans l’ensemble. Je l’ai latereg (comme à mon habitude) après avoir sauté dans l’argent du HR FPS. Je pense avoir pris le moins de risques possible toujours dans l’optique de faire un deep run et de ne pas mettre mon stack en danger. J’ai fini le day2 dans le top 10 et ma confiance était au plus haut. La régularité de mes derniers résultats me pousse à continuer dans la même direction.

Il y a évidemment cette dernière main jouée en TF qui a fait un peu polémique et qui, je ne le vous cache pas, a hanté mes nuits pendant pas mal de temps. J’y ai beaucoup réfléchi, retourné le problème dans tous les sens (j’en fais une analyse détaillée dans le magazine Poker52 du mois de mars). Vous avez beau réaliser un parcours incroyable pendant 6 jours, il y aura toujours des points que vous aurez envie d’améliorer. C’est cette volonté de toujours « do better » qui m’anime et me motive.

3) Tu avais récemment manqué de peu des tables finales de tournois majeurs. Est-ce que tu avais une appréhension particulière à l’approche de la table finale ?

Il est vrai que j’ai souvent eu la malédiction des demi-finales. Un mois auparavant je venais d’en rajouter une au PCA à Nassau. Arrivé au Day 5 à Deauville, mon seul objectif était d’atteindre cette table finale. J’ai bien cru que j’allais la louper quand j’ai perdu un flip important QQ vs AK à 16 left. Malgré ça, je me suis tout de suite reconcentré sur mon jeu de short stack. Dans ma tête résonnait en boucle : « évalue les risques correctement, et prends la meilleure décision » !

Il y a tellement de joie quand vous atteignez votre objectif, quel qu’il soit ! Je suis très content d’ajouter cette TF à mon palmarès. Cela renforce ma confiance en mon jeu.

Crédit photo : Jules Pochy

Crédit photo : Jules Pochy

4) Tu avais terminé l’année 2014 par 2 nouvelles performances au festival EPT/Eureka. Quel bilan fais-tu de ton année 2014 ?

L’année 2014 a été une année charnière dans ma carrière de joueur.

J’y ai beaucoup travaillé l’aspect mental et physique, me fixant des objectifs très élevés. J’ai fait appel à un coach mental pour accompagner mon entrainement physique. C’était surtout un travail « d’ouverture d’esprit », de compréhension des enjeux réels afin de se poser les bonnes questions.

Cela m’a permis de visualiser les leak qu’il y avait que ce soit dans mon jeu ou mon aptitude à la concentration sur la durée. Pour vous donner un exemple, nous avons parlé du « dinnerbreak » qui avant me servait comme son nom l’indique à me rassasier, maintenant je le consacre à une activité physique (suivi d’un encas) pour ne pas subir de digestion lourde, et garder ma concentration le plus élevée possible. Toutes ces démarches étaient faites dans le but de mettre toutes les chances de mon côté et de ne rien laisser au hasard. Je suis satisfait que cela commence à payer. Mon travail et ma vision du jeu s’avère juste.

5) Quels sont les objectifs que tu t’es fixé pour cette année 2015 ? Est-ce que ton deeprun au Main Event du PCA, enchaîné par un nouveau résultat à l’European Poker Tour de Deauville te font revoir les objectifs à la hausse ?

Mon objectif 2015 était d’atteindre les 1 millions de gains live en tournoi.

Même si je viens de réaliser 30% de cet objectif en un mois, je reste pour le moment sur le même cap.

Je vais me préparer à tous les niveaux pour la prochaine étape à Malte pour l’EPT. Le programme y est chargé ! Si jamais j’atteins cet objectif avant la fin de l’année (c’est tout le mal que je me souhaite), alors je m’en fixerai de nouveau. Le combat à table est loin d’être achevé. C’est un éternel recommencement dans lequel vous devez y mettre le maximum d’énergie et de discipline si vous voulez extraire un bénéfice sur la durée.

C’est une compétition qui mélange amateurs, passionnés, rêveurs, professionnel et même dans cette dernière catégorie, il faut donner le meilleur de soi pour se détacher du peloton.

6) Quelles sont les raisons de ton focus sur les High Roller ?

Je ne fais pas spécialement un focus sur les High roller mais ils sont très prestigieux. Notamment les Super High Roller (+50k€ de buy in) qui ne représentent pas la meilleure value mais sont très excitant à jouer. De plus, on y retrouve souvent des amateurs millionnaires qui y prennent part rendant ces tournois attractifs pour les professionnels.

J’espère pouvoir y participer cette année sous les couleurs de mon sponsor Betclic.fr !

7) On te connaissait également pour tes parties de cash game high stakes. Est-ce que tu continues à jouer ? A Londres ? Sur le circuit ?

Quand l’occasion se présente, je ne rate pas une belle partie de cash game.

En marge de l’EPT, il y a beaucoup de parties high stakes, surtout en PLO, variante que j’affectionne beaucoup. C’est généralement pendant ces festivals que j’y prends part. J’y croise de grands joueurs et y apprends beaucoup à de nombreux niveaux (concentration, évaluation du risque…).

Exprimez vous!

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