Benjamin Pollak dresse le bilan de l’EPT de Barcelone

Voilà. L’été touche à sa fin, les valises sont rangées et la crème solaire jetée, il est temps de dresser un bilan sur l’activité poker de cet été.

Après les WSOP, j’ai décidé de prendre quelques vacances histoire de remplir les batteries avant d’aller participer à l’EPT de Barcelone. Au delà du fait que la capitale catalane a toujours été synonyme de réussite pour moi, c’est toujours un plaisir de poser ses bagages à Barcelone.

barcelonaCet EPT a été celui de tous les records. Son affluence a obligé les organisateurs d’ouvrir de nouvelles salles pour les tournois (en installant une tante géante) et pour les cash game (en transformant la boite du nuit du casino, en salle de jeu). Et cela, pour une activité qui ne s’est pas arrêtée du 16 au 31 aout, 24 heures sur 24.

C’était le moment de me diriger vers les salles de tournoi et tenter une nouvelle fois de tirer mon épingle du jeu lors de ce festival poker. Le décor planté, je me suis empressé de monter sur les planches pour entrer en scène. Mais une fois le rideau tombé, ce paradis du jeu s’est vite transformé en enfer des cartes.

J’avais consacré mes premiers jours au cash game et il a été très difficile de trouver chaussure à mon pied. La liste de joueurs était interminable et le temps d’attente pouvait parfois dépasser les 5h… ce qui était somme toute dissuasif.

Pour le peu d’heures de jeu que j’ai pu y consacrer, cela s’est plutôt mal passé. J’ai pu m’asseoir à des parties allant de la 20/40 à la 100/200 PLO. Ce scenario me donnait envie de passer plus de temps les pieds dans le sable que mes fesses vissées sur une chaise.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’essayer le flyboard où vous êtes propulsé dans les airs via le jet d’eau d’un jetski. C’est vraiment fun et vous avez l’impression d’être Ironman pour de vrai ! Avec de l’équilibre, vous pouvez aisément faire le dauphin en plongeant et ressortant aussitôt.

Flyboarding

C’est au moment où je commençais à me prendre pour un super héros que j’ai décidé de retourner les pieds autour des tables pour disputer le Main Event de l’EPT. Entre Hulk et Volverine, je raflais tous les pots et tout se passait à merveille. J’ai ainsi « baggé » 160k jetons à la fin du jour 2. Malheureusement, cela n’aura servi à rien puisque ça a été l’une des rares fois où je suis arrivé au day3 avec un stack conséquent sans faire l’argent.

Un coup malheureux contre un russe qui décide de me 3bet au bouton quand j’ai open KJs UTG+1. J’ai call et sorti ma cape rouge de Superman quand j’ai vu le flop KJ6r. Malheureusement mon adversaire avait de la kryptonite sous ses cartes et me retourne KK ce qui me pousse directement vers le chemin de la sortie dans ce Main Event… je suis donc parti tisser ma toile au bord de la piscine à la recherche de Docteur Octopus.

Trêve de plaisanterie, cet EPT ne dure que deux semaines, il y a d’autres moments pour tremper les pieds. J’ai décidé d’aller gagner ma vie sur le 25k€ turbo ! Manque de chance, il était re-entry… Il m’a couté un Bigmac !

Ce tournoi a vu un nombre record d’inscrits, et surtout un nombre d’amateurs impressionnant ! C’est pour cela que je n’ai pas hésité à rebuy quand j’ai été éliminé. Malheureusement, la variance m’a frappé en pleine face et j’ai une nouvelle fois été éliminé en perdant un total de 4 coin flips et deux 70/30 sur ce tournoi.

Je tirerais quand même du positif puisque j’ai eu l’occasion de faire quelques passements de jambe avec mon collègue de table Gérard Pique ! 🙂

BEN PIQUE

Je décide de ne pas me résigner et prends une nouvelle fois la direction du caissier pour m’inscrire au 10.000€ High Roller de la fin de semaine… une double « cheese burger » cette fois-ci et un séjour qui jusqu’à présent était en train de me coûter très cher!

C’est marrant comme parfois vous avez l’impression qu’il sera impossible de gagner le moindre coup ! Mais heureusement ce n’est qu’une impression car un Pollak finit toujours par retomber sur ses pattes !! 😉

La variance m’a souri à la séance de rattrapage lors du 5.000€ 6max turbo, tournoi auquel j’avais déjà fini runner up à Malte quelques mois plus tôt. En effet, j’ai réussi à ramener le trophée à la maison et les 120.000€ de la première place.

Au final ce séjour m’a rapporté surtout beaucoup de sueur et d’allers-retours au coffre.

Le but de ce post a pour but de vous montrer l’envers du décor et que derrière les performances des joueurs de poker, se cache souvent un parcours laborieux… comme les icebergs, seuls les succès émergent de l’eau.

La parenthèse fermée, je suis quand même ravi d’avoir pu signer cette victoire à Barcelone qui me permet de gonfler un peu mon capital-confiance pour envisager mon programme du mois d’Octobre qui s’annonce excitant, avec quelques Events aux WSOP Europe de Berlin ainsi qu’à l’EPT Malte.

Bonne chance à tous sur Betclic Poker et bonne chance aux nombreux qualifiés qui participeront à l’étape de Cannes du Everest Poker LIVE.

Exprimez vous!

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