Du tournoi le mieux doté au plus jeune vainqueur et au plus ancien, de la plus longue finale à la plus courte en passant par le pire bad beat et le plus beau come-back... Retour sur les finales les plus marquantes de l’histoire des tournois...
La multiplication des tournois aide à faire tomber les records. Et s’il est impossible aujourd’hui de tous les mentionner, les joueurs sont unanimes pour placer les tournois des WSOP, WPT et plus récemment de l’EPT comme les plus beaux et les plus relevés de la planète. Des tournois qui ont fait et font encore la légende comme le témoigne ces records...
Le tournoi le mieux doté

Il s’agit de la
finale du Main Event des 37e WSOP.
Le vendredi 26 juillet 2006,
Jamie Gold empochait 12.000.000 de $ et les gains cumulées des finalistes flirtaient avec la barre des 40 millions de $.
Au total, 8773 joueurs avaient pris part à la grande messe du poker.
Son succéseur
Jerry Yang empôcha 8,25 millions de dollars contre 9,1 millions pour
Peter Eastgate le champion du monde en titre.
Vu le nombre de participants et le prix du buy-in, seul un Main Event des WSOP peut battre un Main Event des WSOP en terme d’affluence et de prize pool, et pourquoi pas dès le 3 juillet prochain ?
Le plus beau come-back
A chip and a chair ! Rarement cette expression n’aura sonné aussi juste que lors du WPT Gulf Coast 2007 de Biloxi. Ce 9 septembre, Bill Edler ne possède plus que 2 jetons de 1000 $ alors que les blindes sont de 4000/8000 avec 1000 $ d’ante. A tapis sur sa grosse blinde avec 8-3, l’Américain se voit déjà éliminé en 17e position. Mais un coup du sort lui permet de remporter in extremis le pot avant de tripler son tapis la main suivante avec une paire d’As. Quelques heures plus tard, et après l’élimination de Jonathan Little, Surinder Sunar et Vanesso Roussso pour ne citer qu’eux, l’ancien avocat se fait justice en s’adjugeant son 1er titre WPT, trois mois après l’obtention de son 1e bracelet.
Le plus jeune vainqueur
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18 ans 4 mois et 18 jours, c’est l’âge de
Michael MacDonald lors de son sacre au dernier EPT de Dortmund. Il devient ainsi le plus jeune millionnaire de l’histoire du poker. Un titre qui ne doit rien au hasard puisqu' il avait déjà était aperçu à la table télévisé des WSOP Europe le jour de sa majorité (il s’était fait sortir par Jamie Gold) et signé deux mois plus tard une place payée lors de l’EPT de Prague. Trop jeune pour disputer les WSOP, il est déjà trop vieux pour espérer faire tomber le record d’
Anette Obrestad, vainqueur du Main Event des WSOP Europe la veille de ces 19 ans.
La Norvégienne attend impatiemment son 21
ème printemps pour avoir le droit de fouler les tapis verts de Las Vegas et pourquoi pas devenir la plus jeune gagnante d’un bracelet. Du côté des hommes, ce record appartient depuis l’édition 2007 à
Steve Billirakis vainqueur du 5000 $ World Championship Hold’em à 21 ans et 11 jours, soit trois semaines d’avance sur Jeff Madsen qui peut se vanter d’en avoir conquit deux à cette âge là.
Le vainqueur le plus âgé .gif)
En remportant son 9e bracelet le mois de sa 81ème année, Johnny Moss battait un nouveau record en devenant le vainqueur le plus âgé des WSOP. Pour arriver à ses fins, « Grand Old Man » a du faire face à 193 adversaires dans une variante aujourd’hui disparue : l’Ace to five draw.
Il devance de quelques mois Paul Mc Kinney, vainqueur l’an passé à 80 ans 5 mois et 28 jours du 1000 $ seniors No Limit Hold’em. Doyle Brunson âgé aujourd’hui de 74 ans et T.J Cloutier de 68, tous deux vainqueur de leur dernier bracelet en 2005, semblent les mieux armés pour battre ce record vieux de 20 ans. Un record que détient déjà "Texas Dolly" sur le circuit WPT après sa victoire au Bicycle casino en 2004.
La table finale la plus prestigieuse
Lorsque en 2006, le groupe Harrah’s propriétaire des WSOP réintroduit le H.O.R.S.E sous la pression des joueurs professionnels, il est loin de se douter du spectacle qu’offrirait la table finale, considérée encore aujourd’hui comme la plus belle de tous les temps. Avec dans l’ordre décroissant de leur classement : Chip Reese, Andy Bloch, Phil Ivey, Jim Bechtel, T.J Cloutier, Brian Singer, Dewey Tomko, Doyle Brunson et Patrick Antonius, ces finalistes pèsent à eux neuf près de 45 millions $ de gains !
En additionnant leurs bracelets gagnés, on arrive aux chiffres invraisemblables de 28 ! Le tête à tête de cette finale entrera également dans l’histoire puisqu’il aura duré près de huit heures !
La joueuse la plus titrée

Si le poker est réputé pour être un jeu d’homme, il n’en demeure pas moins que certaines femmes en ont écrit l’histoire. A commencé par Barbara Enright détentrice de trois bracelets. L’Américaine qui a remporté le premier tournoi ladies WSOP en 86 récidive en 94 avant de s’illustrer le 8 mai 1996 dans un tournoi mixte, le 2500 $ PLH. En finale, elle élimine une autre rivale dans la course au titre, Jennifer Harman.
La femme de Marco Traniello se rattrapera en remportant son premier bracelet en 2000 avant de doubler la mise en 2002 devant Mimi Tran, 3e. La célèbre asiatique s’est également retrouvée en finale avec une autre femme sur le circuit WPT lors de l’épreuve 2006. Une fois encore, elle échoue sur la deuxième marche du podium devançant Kathy Liebert 5ème. Mise à part l’épreuve qui leur est exclusivement réservée, aucune femme n’a soulevée la coupe d’un WPT, Joanne Liu frôlant l’exploit l’an passé lors du Shooting Star. A l’inverse, le circuit de l’ EPT a vu une femme s’illustrer avec la victoire de Victoria Coren lors de l’Etape Londonienne de 2007, tout comme les WSOPE avec Annette Obrestadt.
Le joueur le plus titré
Avec 11 bracelets WSOP à ses poignets, Phil Hellmuth possède le plus beau palmarès des World Series. Doyle Brunson et Johnnie Chan le talonne avec 10 dix victoires chacun.
Sur le cicrcuit WPT, Gus Hansen règne en maître (3 titres) devant Daniel Negreanu et Tuan Le respectivement vainqueur de deux Main Event. Pour ce qui est du circuit EPT, aucun joueur n'a encore réussi à remporter deux fois l'épreuve.
Enfin, notons que pour l'heure, seul Gavin Griffin a réussi le triptique (il possède un titre WSOP, WPT et EPT).
La finale la plus rapide
En remportant en décembre dernier le WPT Doyle Brunson Five Diamond disputé à Las Vegas, Eugène Katchalov a hérité du surnom de l’homme le plus rapide de l’ouest. Arrivé à la table finale en position de chipleader, il n’a eu besoin que de 16 mains pour éliminer les 2 premiers joueurs. 3 mains plus tard, il se chargea de sortir son 4ème adversaire. David Ulliott tomba à la 39e main alors que le head’s up en compta 14, soit un total de 53 main pour une victoire à 2.482.605 $.
Phil Ivey quant à lui détient le record du head’up le plus rapide, puisque seule 3 mains ont été nécessaire pour qu’il s’adjuge son premier WPT lors du LA Poker Classic.
La finale la plus longue
« Patience est longueur de temps font plus que force ni que rage ».
Cette adage extrait d’une fable de la Fontaine caractérise à merveille la finale du WPT North American Poker Championship, ou 271 mains auront été nécessaire pour sacrer Scott Cléments ce qui reste à ce jour un record!
Le plus gros bad beat
Chaque joueur qui se respecte est persuadé d’avoir pris le plus gros bad beat de l’histoire. Mais combien de joueur ont perdu un coup en finale du WPT alors qu’il avait 99,6% de chance de le gagner, ou, énoncé autrement, 274 contre 1 ?
Shandor Szenkuti est probablement le seul...
La scène se déroule le 11 mars 2005 lors du Shooting Stars de San José. Short stack, Danny Nguyen envoie son tapis pré-flop après avoir découvert A7 suited. Avec AR déparéillé en main, Szenkuti n’hésite qu’un court instant avant de payer et ne peut que se réjouir de sa décision lorsque se révèle le flop : 5 cœur R cœur 5 pique. Seul deux sept peuvent désormais sauver Danny Nguyen de l’élimination soit à peine 0,4% de chances. L’arrivé du 7t au turn ne le fait que timidement sourire, le joueur n’ayant que 5% de chance de gagner...Oui mais voilà, c’est un nouveau 7 qui sort sur la river permettant à Danny de revenir dans la partie. Dépité, Szenkuti tombera quelques coups plus tard en 4ème position, alors que Danny remportera le tournoi se payant le luxe d’éliminer Gus Hansen à la troisième place.