Le magazine spécialisé britannique eGaming Review vient de publier les résultats de son sondage sur la régulation du marché des jeux en ligne en France.
Le résultat est édifiant, selon ses lecteurs, la régulation du marché français des jeux en ligne est un échec à 80%.
En deux ans depuis la régulation du marché Français, un large nombre d'opérateurs privés qui avaient choisi d'obtenir une licence ont à présent choisi de se retirer ou simplement de ne pas rendre leur présence effective à cause de conditions impossibles, des niveaux élevés d'imposition et des deux anciens monopoles qui maintiennent une position dominante dans les paris sportifs et loteries.
Pour iGaming France, les fermetures de certains sites ces derniers mois et abrogations récentes des licences de Titan Poker, PokerXtrem, Partybets et Snai, même si elles étaient attendues de longue date, en plus d’autres qui devraient être annoncées lors du prochain Collège de l’Autorité de régulation des jeux en ligne, viendront ajouter au sentiment de consolidation qui prévaut actuellement sur les jeux en ligne français.
En effet, les chiffres publié par l'ARJEL au second trimestre montrent une baisse de 11% du produit brut des jeux (PBJ) issu du poker. Les paris sportifs et hippiques sauvent le marché en enregistrant une progression de 8,3% comparé à la même période en 2011.

La régulation des jeux en ligne en France, un échec !
Depuis la formation du nouveau gouvernement, aucune déclaration n'a été faite quant à une éventuelle remise à plat des conditions du marché français.
Jean-François Villotte, président de l'ARJEL, avait pourtant demandé un basculement de fiscalité mais l'ancien gouvernement avait refusé de modifier la fiscalité sur les jeux d'argent en ligne lors de la clause de"revoyure".
Pour l'heure, aucune nouvelle recommandation ne devrait être annoncée cette année, sachant que l'actuelle ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, souhaiterait des mesures encore plus hostiles que celles en vigueur aujourd'hui sur le marché.
Une position qui soulève de graves questions quant à l’avenir du secteur en France.