Décidément très actif en ce début d'année, le parrain du poker vient de publier un nouveau billet sur son blog.
Cette fois pas question d'épiloguer sur son état de santé, ou ses succès récents sur les grosses tables de cash game de Las Vegas, mais sur la saga Full Tilt Poker.
Pour la première fois depuis le Black Friday, Doyle Brunson réagit au scandale qui touche la salle de poker en ligne, indiquant faire confiance à Howard Lederer et Chris Ferguson. Comme il le mentionne dans son blog, Doyle Brunson est l'ami des actionnaires, et donc dans une position unique pour parler de la situation.
Selon les déclarations de la légende du poker : « Lederer n’avait pas connaissance des problème financiers de l’entreprise ». Howard Lederer et Chris Ferguson, deux des dirigeants de la société Full Tilt Poker, n'avaient pas connaissance de l'état des finances de l'entreprise selon Texas Dolly.
Doyle Brunson resté en contact avec Howard Lederer ces derniers mois, indique ne vouloir accuser ni défendre personne, mais que son ami lui aurait avoué en le regardant droit dans les yeux n'être au courant de rien.
« On dirait que Chris Ferguson, Ray Bitar et Howard Lederer prennent toutes les charges pour eux. Ferguson faisait confiance en son ami Bitar. Et il est très clair qu'Howard Lederer était toujours lourdement impliqué dans la direction de la société, bien qu'il fût à la retraite depuis deux ou trois ans avant l’affaire. J'ai été en contact avec Lederer ces derniers mois. Quand quelqu'un que je connais depuis des années, en qui j’ai confiance et que je respecte, me regarde droit dans les yeux en me jurant qu’il ne connaissait pas les problèmes financiers de l’entreprise, traitez-moi de Texan stupide mais je le crois. »
Il en serait de même pour Chris Ferguson, qui ne savait en aucun cas ce qu'il se tramait d'après les déclarations de Lederer à Doyle Brunson.
« Je n'ai pas parlé à Ferguson mais je comprends d’après ce que Lederer m'a dit, qu'il ne savait pas. Il y a au moins quatre autres actionnaires qui possédaient des parts dans Full Tilt. Où sont-ils ? La culpabilité devrait être partagée, s’il est vrai que Lederer et Ferguson n’avaient pas connaissance des problèmes financiers. » a ajouté Doyle Brunson.
La responsabilité du fiasco de Full Tilt Poker reviendrait donc au PDG Ray Bitar apparemment seul aux commandes de la société, qui aurait continué à verser d'énormes dividendes aux différents actionnaires, tout en donnant l'illusion que tout allait bien.
Mais le Black Friday est arrivé, et « tout est remonté à la surface » explique Doyle.